De l’origine à nos jours

 

Le site d’Armentières recèle des sépultures antérieures aux invasions normandes, découvertes lors de la construction du chemin vicinal d’Armentières à Meaux. Armentières faisait autrefois partie de la brie-Française, bailliage, élection et coutume de Meaux. Diocèse de Meaux, archidiaconé de Brie, doyenné de La Ferté-sous-Jouarre.Le patron était saint Germain, évêque de Paris.

La première mention écrite de la commune date de 1107.En cette année 1107, Manassès Ier, évêque de Meaux, donna cette cure à son chapitre avec tous les droits et avantages attachés au bénéfice. Dès lors le chapitre de la cathédrale conféra de plein droit le titre curial. Suivant une charte insérée au Cartulaire du chapitre de la Cathédrale, Pierre, qui en était trésorier, approuva ainsi que Pierre et Odon, ses frères, la vente d’un demi-muids
d’hivernage qu’Hugues d’Armentières, leur père, avait faite du Chapitre sur ses dîmes d’Armentières. Le mot de dîmes doit s’entendre ici d’un cens seigneurial.

egliseL’église d’Armentières est composée de deux nefs, peu élevées. Nous signalerons le portail de style roman que décoraient autrefois trois colonnettes de chaque côté. On distingue encore dans le reste des chapiteaux des traces de feuillage et de deux animaux fantastiques à têtes humaines et corps d’oiseaux. Ces diverses sculptures doivent remonter au XIIe siècle. Les parties les plus anciennes de l’église à l’intérieur, sont au moins d’un siècle postérieures au portail.
Au XVIe siècle, la seigneurie d’Armentières est vendue par le chapitre de la cathédrale de Meaux à Albert de Gondi, duc de Retz, pair et maréchal de France, pour payer des subventions dues au roi. En ’année 1571, elle était entre les mains de la reine Catherine de Médicis. Un échange fut fait à cette époque entre
cette princesse et l’évêque de Paris, Pierre de Gondi, qui donna en retour la terre de Saint-Maur-les-Fossés.
La cure était estimée en 1750, 750 livres.

 

 

Population en 1773, 60 feux, 450 communiants, sans compter Iles-lès-Meldeuses où il y avait 50 feux, 90
communiants; pour les deux villages en 1828, 580 habitants. En 1856, 549.
Le seigneur du lieu était encore en 1789, l’archevêque de Paris.
Le village d’Armentières est situé presqu’à l’extrémité d’un promontoire et sur la rive gauche de la Marne. L’étymologie du nom indique qu’il y avait là dès les temps les plus reculés un lieu de pâturage.
En 1782, l’archevêché cède à Pierre Bassuel de Vinois – ou Vignois –, expéditionnaire en Cour de Rome, 300 arpents de terre pris sur des friches, moyennant deux boisseaux d’avoine par arpent. C’est sur cette concession qu’est élevé le château dit le Vinois ou Vignois.

L’archevêque de Paris, lors de ses visites, résidait dans le château seigneurial. Celui-ci était toutefois plus souvent occupé par la comtesse Blanche de France, duchesse d’Orléans et bienfaitrice d’Isles. Isles fut d’ailleurs réunie à la commune d’Armentières en 1790. Le château comprenait de nombreux souterrains. Après de nombreux travaux d’aménagement, cette ancienne résidence seigneuriale devient le château d’Armentières.

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La seigneurie d’Armentières est vendue en 1793 à Augustin Dupré, célèbre graveur qui donna le type de plusieurs de nos monnaies pendant la grande révolution.

  Dupré

En 1912, durant l’été, le 5e Génie de Versailles (le régiment des chemins de fer) entreprend de construire un pont métallique, système Marcille, sur la Marne, afin de relier Changis à Armentières et Lizy par la voie ferrée. Le 19 août 1912, deux locomotives traversent l’ouvrage afin de tester la résistance du pont.

Au début du XXe siècle, la commune vit essentiellement de l’activité rurale de ses six grandes fermes.

Jusqu’en 1930 elle abrite une pension de famille, un hôtel-restaurant et plusieurs auberges-épiceries ainsi que des ateliers d’artisans, bourreliers, charrons, maraîcher et maréchaux-ferrants.
La commune d’Isles fut détachée d’Armentières le 19 avril 1906 et notre commune prit son nom actuel
d’Armentières-en-Brie par décret du 27 avril 1937.

Sources : Le Patrimoine des Communes de France, Flohic Editions.
Almanach historique, topographique et statistique du département
de Seine-et-Marne et du diocèse de Meaux, édition
1862, réédité par Editeur Amatteis, 1980.

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